jeudi 21 mars 2019

Point d'étape sur mes projets en cours/en attente

Ce point d'étape, je voulais le faire en début d'année (histoire d'instaurer un petit rituel de nouvelle année ?), lorsqu'avec les copines des Auteurs à l'Ouest, on a rédigé notre petit billet de bilans/bonnes résolutions annuel. Et puis j'ai procrastiné (comme toujours diront certains...).

Du coup me voilà, déjà fin mars, mais toujours décidée à faire ce point d'étape pour la postérité ! (Oui, car le but premier de la chose, plus encore que de vous donner un aperçu de tous les projets qui me tournent dans la tête, c'est d'établir une trace écrite que je pourrai revenir lire dans quelques années en me moquant bien de mon moi de 2019 qui pensait mener tous ces projets à bien. :P )

Allons-y donc pour une liste de tous les projets de romans qui me tournent dans la tête de manière plus ou moins définie :

  • Byakko, tome 1 des Clans divins : "Elle est écossaise, étudiante à St Andrews. Il est son camarade de classe, mais surtout le portail mystique d'un dieu japonais. Ils n'ont pas grand chose en commun. Pourtant les manigances des clans divins vont les rapprocher bien plus qu'ils ne l'avaient envisagé." Byakko, c'est en gros de la romance fantastique entre Ecosse et Japon, avec de la harpe celtique et des tigres. C'est aussi le projet sur lequel je suis depuis des années (huit ans maintenant... -_-). Son début a été écrit et remanié un nombre de fois que je ne compte même plus. Mais je m'en fiche, car depuis le début je considère ce roman comme mon projet école. Il est fait pour essuyer les plâtres de tout ce que j'apprends au fil des ans sur l'art de l'écriture et de la narration. Aujourd'hui, il y a environ 450ksec d'écrits dont je suis contente. Et il me reste à peu près 1/4 du roman à écrire.
  • Suzaku, tome 2 des Clans divins : "Elle est une paladine de Byakko, lui le portail de Suzaku. Leur naissance même leur interdit de s'aimer. Pourtant, alors qu'ils unissent leurs forces pour découvrir qui manipule les clans divins dans l'ombre, le rapprochement devient inévitable. Mais on ne défie pas les dieux." Byakko est fait pour être lu comme un one-shot, et je l'avais imaginé comme tel à l'origine. Mais Muse n'a pas résisté à l'envie de lui inventer une suite (qui elle ne pourra pas être lue indépendamment du tome 1). C'est comme ça qu'est né Suzaku. Pour l'instant, le scénario en est encore un peu nébuleux dans mon esprit. J'ai mes deux héros (puisqu'on reste sur une romance) et mon méchant, mais pas grand chose de plus. On s'en préoccupera quand Byakko sera (enfin !) terminé, hein ! ^^
  • Allegro pour phénix et dragon : "Les Briselance et les Dragan sont deux puissantes familles de mages du feu, l’une bénie par un phénix, l’autre sous la protection d’un dragon. Bénédicte Briselance est morte par la faute des Dragan. Seena Dragan a perdu sa jambe par la faute des Briselance. La haine réciproque entre les deux familles auraient pu continuer à croître si les attaques incessantes contre le domaine des Dragan n’étaient pas en train de réveiller le dragon qui dort dans ses entrailles. Hors de question qu’un dragon fasse sa réapparition à l’époque actuelle. Alors les hautes instances magiques imposent aux Briselance de cesser les attaques contre leurs ennemis ; Et pour les obliger à le faire, une de leurs filles devra épouser un Dragan et s’installer dans son domaine. C’est ainsi qu’Aliénor Briselance se retrouve fiancée à Liam, l’aîné des Dragan, et déménage dans le Connemara dès les premiers jours de leurs fiançailles. Mais dans sa futur belle-famille, ce n’est pas Liam qu’elle redoute le plus. Elle connait un peu trop bien son cadet, Kieran, même s’ils ne se sont plus revus depuis huit ans…" Ce projet là est né à un moment où je bloquais sur Byakko. Il devait être un projet détente, sans prise de tête, inspiré à Muse par les personnages du roman d'une copine. Et j'espère qu'il le restera, même si entre temps je m'y suis beaucoup attachée. On est aussi sur de la romance fantastique, mais plus adulte. J'ai plus ou moins cinq courts chapitres déjà écrits, mais pour l'instant il est en pause en attendant que je termine Byakko.
  • Les larmes d'Ether : "Royaume-Uni, période victorienne. A la fin de ses études, chaque mage doit trouver la gemme qui entre en résonance avec ses pouvoirs et les amplifie. Mais Andrew n'en trouve aucune. Sous la protection d'une mage de renom et accompagnés de ses deux filles, débute alors une quête qui les mènera jusqu'en Asie, aux sources de la magie éthérique. Mais Thomas Edison s'intéresse lui aussi à leur quête..." Ce projet est né à l'origine pour un concours de romans YA. J'ai été incapable de l'écrire à ce moment-là (délais trop courts, compétences scripturales pas encore au niveau pour les tenir). Pourtant, il est toujours resté dans un coin de ma tête et j'ai bien envie de le reprendre un jour. J'avais établi un synopsis détaillé que je trouve toujours fonctionnel, ce qui est plutôt bon signe. :)
  • Alisme, fille de la Magie : "D'un côté, les mages de l'air et du feu. De l'autre, les mages de l'eau et de la terre. Entre les deux clans, une guerre sans merci à travers les mondes. Mais Alisme est unique : elle est la seule à maîtriser les quatre éléments. Et si son maître est un mage de l'air et du feu, c'est d'un mage de l'eau et de la terre qu'elle va tomber amoureuse. La situation serait déjà bien assez compliquée si en plus ces deux-là n'étaient pas ennemis jurés. Et accessoirement frères. Pourra-t-elle trouver un moyen de mettre fin à cette guerre séculaire ?" Alors là, on tape dans les trèèèèès vieux projets. Alisme est un personnage que j'ai inventé au lycée, si ma mémoire est bonne (et qui est né d'un jeu de mot pourri : "C'est du vent d'Alisme." Non, non, ne me remerciez pas... :P ) Pendant longtemps, je l'ai imaginé sous forme d'une série de BDs, dans l'esprit du Scrameustache ou de Yoko Tsuno (avec une pointe d'influence de Lanfeust). Mais ce genre de séries, aux personnages récurrents mais aux tomes plus ou moins indépendants, ce n'est plus dans l'air du temps. Pourtant, Alisme, Win-Jorr et Skirton sont des personnages auxquels je ne veux pas renoncer. Je suis convaincue de pouvoir en faire une bonne série YA. Il faut juste que j'arrive à poser un scénario de fond qui tienne la route.
  • Sous la lumière des Cinq Sages : "Cinq magies. Cinq amis. Cinq destins liés. Entre loyauté et trahison, amour et haine, devoirs et dettes, les combats pour l'avenir de l'Empire forgeront leur route. Pour le pire, et parfois pour le meilleur." Ce projet de fantasy (en combien de tomes, je ne sais pas encore, mais plusieurs c'est certain), c'est sans doute l'un des projets qui m'est le plus personnel. Il est né de vieilles amitiés perdues, de blessures difficiles à refermer. Mais petit à petit il évolue, mûri, se transforme pour prendre sa vie propre. Il va falloir encore beaucoup de temps avant que je ne sois prête à l'écrire, mais il est certain qu'un jour j'écrirai une saga de fantasy. J'aime trop ce genre pour ne pas le faire.
  • Rainbow Angels : "Une vraie guilde, c'est une famille. Et seuls les non joueurs pensent qu'elle n'est que virtuelle." Ce projet là, que j'imagine pour l'instant en deux tomes indépendants ("Les ailes de l'Ange" et "Le vol de l'Ange"), il m'est tombé dessus il y a moins d'un mois, en lisant un article qui relatait l'histoire vraie d'une guilde de World of Warcraft et de l'hommage que cette guilde avait rendu à l'un de ses joueurs quand il était décédé d'une maladie génétique. En lisant l'article-témoignage, je me suis dit "il y a de quoi en faire une histoire" (en plus de verser beaucoup de larmes). Mais d'habitude, quand je me dis ça, rien ne vient ensuite. Sauf que là, les personnages se sont mis à vivre dans ma tête, d'autres se sont ajoutés, des scènes se sont imposées. Rainbow Angels, c'est le seul projet contemporain que j'ai dans ma besace (mais on reste sur les univers geek à travers le MMORPG). Pourtant c'est le projet que j'attendais pour parler de beaucoup de thématiques qui me tiennent à cœur, mais que je ne savais pas comment aborder dans d'autres romans (maladie, handicap, homosexualité, transsexualité, et toutes les différences de manière plus large). C'est un projet qui demandera beaucoup de recherches pour ne pas écrire n'importe quoi sur des situations que je veux mettre en lumière mais qui ne sont pas la mienne. C'est pourquoi, même si j'ai l'histoire en tête, je vais attendre avant de l'écrire.
  • Voleur, tome 2 de Reines de Galarde : "Elle est reine, il est devenu voleur. Quand leurs chemins se recroisent, bien des années après leurs premiers amours, acceptera-t-il de renoncer à la liberté qu'il a acquise pour l'aider à sauver le royaume ?" Il y a quelques années de ça, pour l'un des derniers appels à textes de Piment & Muscade, j'avais écrit une nouvelle que j'avais nommée "Attache-moi si tu peux". Elle n'avait pas été retenue pour l'AT, mais j'aime beaucoup les deux personnages qui y apparaisse et l'UST (Unresolved Sexual Tension) qu'il y a entre eux. Je n'ai que des bouts d'idées pour cette romantic fantasy, il faut encore que je trouve un scénario de fond qui tient la route. Mais je pense que je le trouverai un jour ou l'autre. ;-)
  • (edit du 02/04) Renégat, tome 1 de Reines de Galarde : "Victorina est reine de Galarde. Arsh prince du Monggi à la tête de l'armée rebelle. Mais quand les deux ennemis se retrouvent projetés par une tempête de magie à l'autre bout du continent, seuls en territoire quasi inconnu, ils sont bien obligés de conclure une trêve tacite le temps de rentrer chez eux. Des étendus sauvages habitées par les nomades aux jeux érotiques de l'Empire télosien, les deux chefs de guerre en viennent à troquer les joutes armées contre des joutes bien plus sensuelles. Jusqu'à ce que les côtes de Galarde se profilent à nouveau à l'horizon..." Bon, alors, heu... comment dire... En résolution de nouvelle année, il y avait "empêcher Muse de me pondre trois nouvelles idées de romance dans l'année". Disons que ça démarre mal, puisqu'elle vient de me pondre l'idée de ce roman suite à mon travail d'alpha sur une romantic fantasy. Et en plus ce coup-ci, c'est pas juste une idée, j'ai une très grosse partie du scénario en tête. J'en ai même écrit la dernière scène d'une traite il y a deux jours... Comme ce serait de la romantic (et érotique) fantasy, et que l'héroïne était aussi reine, je me suis dit que ça pourrait être associé à l'idée de roman précédente. Avec deux ou trois générations d'écart entre les deux reines. Et puis comme ce coup-ci, j'y mettais de la magie, Muse s'est dit que ce serait bien de faire un seul effort de worldbuilding, et donc de caser tout ça dans le même univers que Sous la lumière des cinq sages. Jusqu'à aller à faire de Victorina et Arsh de lointain descendants de certains des cinq mages. Et du coup, je crois bien que lorsque j'aurai terminé Byakko, c'est dans le 1er jet de ce projet-ci que je me lancerai !
  • La dernière enfant : "La Terre vit très bien sans l'humanité. Alors l'humanité doit-elle être réveillée ?" Ce projet de SF (le seul dans ma besace, donc clairement un OVNI), je l'imagine comme une novella. Il y a un moment qu'il tourne dans ma tête. J'ai ma situation et ma question de fond, mais je n'arrive pas à trouver comment en faire un récit intéressant. Un jour, peut-être que je trouverai...
  • La reine alchimiste : "Il y a des fois où le destin se rappelle à vous, alors qu'au bout de trois cents ans vous pensiez avoir tourné la page." Il s'agirait ici de recycler le projet Star Alchemist, que j'avais développé pour un concours de romans de Space Opera. Sauf que je me suis rendue compte que mon projet (et mon imaginaire) fonctionnerait bien mieux en fantasy ou dans un univers steampunk. La trame est à peu près là, il y a des choses que j'aime bien dedans. Il faut juste que je laisse Muse vagabonder dans un univers qui lui convient bien mieux (et sans les contraintes qu'imposait le concours), pour voir ce qu'elle en fera. Vu que c'est un one-shot, je me dis que ça ferait un bon premier projet de fantasy avant de m'attaquer à Sous la lumière des Cinq Sages.
  • Projet YA sans titre : "Etre surdouée en magie, c'est bien. Mais ça n'évite pas de se retrouver en classes de rattrapage si on glande rien dans les matières conventionnelles. Et ça serait d'un ennui mortel si quelques démons n'avaient pas décidé de venir mettre le bazar dans le lycée pendant les vacances." Dernier des projets dans ma besace, il est tout récent (d'où son absence de nom pour l'instant). J'ai juste le personnage d'une mage très puissante, mais à l'ego imbuvable, qui s'est imposé à moi. Et je me suis dit qu'il y avait moyen d'en faire un projet de fantastique YA sympa et dynamique. Je pense y utiliser une idée de magie qui trainait par ailleurs, basée sur le chant et la tessiture vocale. Tout ça reste encore à creuser.
Voilà, comme vous pouvez le voir, je ne risque pas de m'ennuyer pour les dix ans (vingt ? trente ? XD) à venir ! ^^

mercredi 22 août 2018

Calame T1, Les deux visages, de Paul Beorn

Auteur : Paul Beorn
Année d'édition : 2018
Edition : Bragelonne
Nombre de pages : 450
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Après un an de guerre civile, la rébellion contre le "Roi Lumière", le tyran de Westalie, est écrasée dans le sang. Son chef légendaire, Darran Dahl, est tué, ses partisans dispersés ou jetés au cachot.
Parmi eux, la jeune Maura, sa lieutenante. Le célèbre légendier D’Arterac lui propose un marché : son exécution sera suspendue le temps qu’elle lui raconte la véritable histoire du chef rebelle, ce mystérieux guerrier aux origines obscures, que l’on prétendait indestructible.
Mais profitant de ce sursis, Maura prépare peu à peu son évasion pour reprendre la lutte…
Voilà longtemps que je n'avais plus fait de chronique sur ce blog, n'ayant plus le temps de recevoir des services presse. Mais là, je me suis dit qu'il fallait que j'en fasse une. Parce que ce roman est complètement desservi par sa couverture et son (ses) titre, alors que c'est une PUTAIN DE PEPITE de la fantasy !
Vous l'aurez compris, ce roman a été un coup de coeur pour moi et cette chronique a pour but de vous le faire connaître. En espérant qu'elle vous donnera vraiment envie de vous plonger dedans. ;)

Commençons d'abord par ce qui fâche : j'ai nommé la couverture et le choix des titres. Sérieusement, j'en veux à Bragelonne sur ce coup-là. Parlons d'abord de la couverture. Elle n'est pas mal faite, hein, l'illustrateur a un joli coup de crayon et elle annonce au moins qu'il s'agit d'un roman de fantasy. Mais à mes yeux (et les copines avec qui j'en ai parlé pensent pareil), elle n'a rien d'attirant. Un guerrier, une cité médiévale, une femme à cheval vue de loin... Sérieux, Brag', vous osez encore fait des couvertures de fantasy aussi peu intrigantes ? Alors que vous êtes capables de nous sortir de très belles couvertures comme celles des Epées de Glace (et pourtant j'ai laissé tomber ce roman au bout de trois chapitres tant je l'ai trouvé cliché -_- Y a pas de justice au monde de l'édition.) Et puis, c'est quoi ces couleurs pastels en vert et bleu ? Dans le genre "je veux pas attirer l'attention", on fait pas beaucoup mieux. :/
Quant aux titres, une fois qu'on a lu l'histoire, on comprend pourquoi ils ont été choisis. Mais c'est bien là le problème. Une fois qu'on a lu le roman. Avant ça, ils n'évoquent pas grand chose. Calame pourrait être évocateur, mais en fait ça ne correspond pas à ce à quoi vous pourriez penser (ça correspond à un truc super chouette dans le roman pourtant, mais pas vraiment au fait d'écrire, en tout cas pas au sens propre). Quant à "Les deux visages" ? Paul, je sais que tu n'aimes pas mettre des termes tirés de ton univers dans tes titres de roman, mais sérieusement "Les deux visages de Kàn" auraient eu une petite chance de m'intriguer plus, à tout prendre. Et en vérité, y avait des choix plus sympas dans les titres que tu nous avais soumis pour avis sur Cocy. Comme "La marque des mages". Peut-être pas très original pour de la fantasy, mais au moins ça aurait fait son boulot évocateur. En tout cas, personnellement, ça m'aurait attiré bien plus...

Passons maintenant à pourquoi vous devez lire ce roman !
Si je suis passé outre un emballage qui pour un autre m'aurait rebuté, c'est parce que Paul Beorn est un auteur que j'apprécie, notamment depuis ma lecture de son précédent roman de fantasy "Le septième guerrier mage" (qui avait aussi été un de mes coups de coeur). Et puis, s'il y a un truc sur lequel Brag' ne s'est pas trop raté pour ce premier tome de Calame, c'est la quatrième de couverture. Pour le coup, je l'ai trouvée intrigante et au final le livre tient tout à fait les promesses qui y sont faites. :)
Je me demandais comment Paul Beorn allait relever le défi de raconter une histoire dans l'histoire (le récit que Maura fait au légendier D'Arterac). Et bien, avec brio ! C'est avec un naturel troublant (je ne pensais pas que narrativement parlant ça pouvait passer aussi bien) qu'on bascule dans le récit fait par Maura des évènements passés. On les découvre par ses yeux et sa voix, puis par petites touches à travers le témoignage d'autres personnages. Et ce récit a posteriori, c'est le véritable coup de génie de ce roman ! Si Paul Beorn avait raconté les évènements qui amènent à la rébellion de Darran Dahl de manière classique, le roman aurait connu un démarrage lent et mou, peu accrocheur. Comme en pâtissent d'ailleurs beaucoup de romans de fantasy. Mais ici, on connait le point d'arrivée du récit de Maura, et ça change tout. Parce que d'un coup, on ne s'intéresse plus à ce que vont vivre les personnages, mais à comment ils en sont arrivés là (i.e. rebelles ayant perdus leur dernière bataille et leur chef légendaire). Ce qui projette un éclairage très différent sur tout ce que nous raconte Maura. Dès le début du récit, des questions planent (comment de simples villageois sont devenus le coeur d'une armée révolutionnaire ? comment Maura, si jeune, est-elle devenue le bras droit de Darran Dahl ? pourquoi en sont-ils arrivés à s'attaquer à la capitale impériale ? etc.). Et les réponses à ces questions, on les guette dans chaque partie du récit de Maura.
L'autre force de ce roman, c'est l'alternance entre passé et présent. Car le présent est tout autant porteur de tensions, voir plus, que le passé. Plus le temps passe et plus on s'inquiète de savoir si Maura réussira à s'échapper. Mais on s'attache aussi au légendier et au secret qu'il porte. Et on finit par comprendre que le passé n'est qu'un prélude. L'histoire ne s'arrêtera pas à la prison de Frankand.
J'ai aussi adoré les magies qui apparaissent dans ce roman. On ne les découvre que peu à peu, mais quand j'ai fini par comprendre vraiment de quoi il retournait, vers la fin du roman, j'ai trouvé l'idée tout à la fois simple et géniale (surtout pour le calame, même si la magie de Maura est aussi très chouette).

En conclusion, ce roman fait dans la fantasy classique, mais ce n'est nullement un reproche. C'est de l'excellente fantasy épique. On y retrouve tout ce qui fait la saveur de ce genre (du combat, des héros, de la magie sous différentes formes, un tyran à abattre,...). Mais Paul Beorn ne tombe jamais dans les clichés. Il sait donner vie et profondeur à ses personnages et à son univers, avec une saveur particulière. Calame est de ces romans dans lesquels on plonge et qu'on ne voudrait pas avoir à quitter tant on devient familier des personnages et du monde dans lequel ils évoluent.
Il semblerait que ce roman peine à trouver ces lecteurs (Bragelonne s'est aussi raté sur la campagne de lancement -_-). Tout ce que je lui souhaite, c'est que le bouche à oreilles fonctionne ! Et aussi, d'être sélectionné pour des prix (et les gagner !) afin d'obtenir la notoriété et la visibilité qu'il mérite. :)

lundi 27 novembre 2017

Crawl "Thor vs Thor"

Je continue sur ma lancée des crawls (pour le nanowrimo ou pas, peu importe en fait). Les deux derniers créés n'ayant pas réussi à écrire la copine scribouilleuse que je souhaite soutenir dans son nano, j'en reviens aux fondamentaux des crawls, à savoir utiliser un (des) univers pré-existants.
Mais pour ce nouveau crawl, j'ai eu l'envie de m'amuser un peu en faisant du cross-over. Attention, ça risque de piquer un peu les yeux de certains ! ^^
Je vous présente donc le crawl "Thor vs Thor" !













Thor, dieu de la foudre dans l'univers Marvel VS Thor, commandant suprême de la flotte Asgard dans l'univers de SG-1.
Le crawl est écrit du point de vue de Thor, dieu de la foudre. ;)

Alors que vous empruntez le bifrost pour vous rendre en mission d'ambassade dans les neuf royaumes, vous êtes soudain balloté et tiraillé dans tous les sens. Ecrivez pendant 5 mn.
Votre atterrissage est quelque peu chaotique et douloureux. Mais ce ne sont pas deux-trois rebonds entre des troncs un peu trop serrés qui vont mettre à mal le dieu de la foudre ! Ecrivez jusqu'à la centaine supérieure pour vous remettre les idées en place.
Vous vous rendez compte que vous vous trouvez dans une forêt profonde, où le seul bruit que vous entendez est le chant d'un coucou (en tout cas, ça y ressemble). Environnement bien différent de la cité que vous deviez rejoindre. Prendre un peu de hauteur ne vous fera pas de mal. Vous faites tournoyer Mjöllnir puis vous élevez à travers la frondaison. Ecrivez 100 mots.

La planète sur laquelle vous vous trouvez ne vous dit rien, et encore moins le vaisseau en forme de pyramide qui flotte au loin au dessus de zones agricoles. Amis ou ennemis, impossible à savoir, mais s'ils maitrisent les technologies spatiales ils sauront sans doute répondre à vos questions. Ecrivez 10mn pour vous rendre en zone peuplée.

Alors que vous atterrissez non loin du vaisseau, vous vous rendez compte de sa taille phénoménale. Dans son ombre se trouve un village où des tirs sont échangés. En vous approchant, vous apercevez des soldats dont l'uniforme à tête de serpent vous parait quelque peu étrange. Les villageois sur lesquels ils tirent sont habillés d'une manière qui vous est bien plus familière, dans un style tout à fait viking. Ces villageois semblent tout à fait dépourvus de moyens de défense pouvant rivaliser avec les armes énergétiques des soldats à tête de serpent. Vous ne pouvez les laisser se faire massacrer ainsi ! La rage au ventre, vous vous lancez dans la bataille et jouez de Mjöllnir pour terrasser ceux qui s'en prennent à des civils désarmés. Ecrivez 10mn.

Alors que vous progressez, vous entendez des tirs à l'arme à feu et vous découvrez un petit groupe de soldats, dont les armes et les vêtements vous semblent terriens, qui essaient de se replier avec une partie des villageois. Vous décidez que le mieux à faire et de vous joindre à eux. Ecrivez 200 mots pour décimer les rangs ennemis et rejoindre leur groupe.

Sans cesser de tirer sur leurs ennemis, le plus âgé de leur groupe s'adresse alors à vous.
- Vous êtes qui ? Drôle d'accoutrement, mais joli coup de marteau.
- Je suis Thor, fils d'Odin et dieu de la foudre !
Alors que vous vous attendiez à ce que cette déclaration vous amène le respect qui vous est dû, vous attirez seulement des regards surpris.
- Mon gars, ça, ça m'étonnerait ! On commence à bien connaître le vrai Thor, et je peux te dire qu'il ne te ressemble pas pour deux sous.
Vous restez un instant interdit, car c'est bien la première fois que l'on vous dit qu'il y a un autre Thor, qui de plus serait le véritable ! Mais les tirs de vos assaillants vous empêchent de répondre de suite. Décidez à faire un peu de ménage, vous lancez Mjöllnir sur le groupe qui s'avance vers vous puis le rappelez à votre main. Ecrivez 100 mots pour cette attaque.
Votre manoeuvre déclenche un sifflement admiratif de celui qui vous a interpellé.
- Faudra me dire où je peux m'en procurer un comme celui-là ! vous lance-t-il entre deux rafales de tir.
- Mjöllnir est unique, et je suis le seul à pouvoir le manier.
- Dommage...
- Mjöllnir ? intervient un deuxième membre du groupe, plutôt freluquet à lunettes. Le marteau de foudre de Thor ?
- Je suis le dieu de la foudre, donc oui c'est bien ce marteau-là.
Ces humains vous semblent un peu idiots, incapables de comprendre des choses aussi simples. Toutefois, la situation ne se prête guère aux explications et aux débats. Ecrivez 10mn alors que votre groupe amène peu à peu les villageois vers la frondaison d'une forêt.

Vous avez réussi à vous débarrasser du groupe d'ennemis qui vous assaillait et vous avez ensuite suivi les terriens qui ont amené au pas de courses les villageois à travers les sous-bois jusqu'aux abords d'une clairière. Au centre de celle-ci trône un immense anneau dont le pourtour semble parcouru de runes dont vous ne reconnaissez pourtant pas la forme. Vous comprenez rapidement que cet anneau est le but de vos alliés. Mais il y a un problème de taille : entre lui et vous se déploie une bonne vingtaine de soldats adverses. Alors que vos alliés discutent pour savoir comment passer, vous décidez qu'il est temps de faire du ménage. La configuration du groupe adverse s'y prête particulièrement bien. Ecrivez 200 mots : une nouvelle fois, vous faites tournoyer Mjöllnir pour prendre votre envol. Une fois en l'air, vous convoquez la foudre qui s'accumule autour du marteau. C'est environné d'éclairs que vous atterrissez au milieu de vos ennemis et frappez le sol avec le manche de Mjöllnir. L'onde de choc et de foudre met à terre tous les soldats à tête de serpent, à votre plus grande satisfaction.
Les villageois sortent alors du sous-bois et s'inclinent devant vous. L'équipe de terriens n'en fait rien, mais quand ils s'approchent vous percevez dans leur attitude une admiration nouvelle.
- Comment est-ce que vous avez fait ça ? C'est une sacrée technologie.
- C'est le pouvoir qui m'a été attribué par mon père, Odin. Mais peu importe. Maintenant que nous sommes tranquilles, pouvez-vous me dire si vous connaissez un moyen pour que je rentre sur Asgard ?
Tous vos interlocuteurs vous regardent d'un air dubitatif. C'est le freluquet à lunettes qui reprend la parole.
- Sur Asgard ? Les Asgards sont une race et un peuple, pas un lieu.
- Bien sûr que si, il s'agit d'un lieu ! Et on peut l'atteindre grâce au bifrost.
- Le pont arc-en-ciel ? Le chemin des dieux ? Vous voulez peut-être parler de la porte des étoiles ?
- Je ne l'ai jamais entendu appelé ainsi. Tout le monde dans les neuf royaumes connait le bifrost.
- Mon gars, reprend le plus vieux, je comprends pas tout à ce que vous racontez, mais de nouvelles troupes d'Apophis vont bientôt se pointer et il faut qu'on mette tous ces gens à l'abri. On a prévu de les amener au véritable Thor. Si vous voulez venir avec nous, vous êtes le bienvenu. On pourra démêler tout ça là-bas.
La proposition vous parait sensée, et vous acceptez. Pendant qu'ils rassemblent tout le monde et qu'ils activent leur Porte des Etoiles (qui a effectivement un léger air de ressemblance avec le bifrost, ce qui vous amène à vous dire que tout n'est pas perdu pour retourner chez vous), vous montez la garde. Ecrivez 10mn.

De nouvelles troupes ennemis approchent alors que les derniers villageois ne sont pas encore partis. Sprintez 5mn pour les maintenir à distance puis arrondissez votre score à la centaine supérieure pour rejoindre la Porte des Etoiles et pénétrer dans son vortex.
Dans un roulé-boulé, vous atterrissez sur un sol lisse et métallique. En vous redressant, vous comprenez que vous êtes dans un vaisseau spatial. Dans la grande salle où vous êtes arrivé se trouvent les villageois que vous avez évacués ainsi que l'équipe de terriens. Et à leurs côtés de petits hommes gris tout fluets, d'une race que vous n'avez encore jamais croisée. L'un d'eux s'approche vers vous.
- Bienvenu sur ce vaisseau. Je vous remercie de l'aide que vous avez apporté à mes amis. Je suis Thor, commandant suprême de la flotte asgarde.
Vous le regardez avec des grands yeux. Ca doit être une blague. Ecrivez 100 mots.
- JE suis Thor, fils d'Odin et dieu de la foudre.
- En effet. Seulement, vous ne l'êtes pas dans cette réalité. Vous venez d'une autre dimension, et je peux vous y renvoyer si vous le souhaitez.
Vous ne comprenez pas grand chose à ce que vous raconte ce petit être, mais il vous propose enfin ce que vous cherchez depuis que vous avez atterri dans cette forêt.
- Ce serait très aimable à vous, en effet.
Alors qu'il active la Porte des Etoiles, le terrien le plus âgé s'approche de vous et vous donne une tape sur l'épaule.
- Mon gars, d'après Thor, vous semblez bien être Thor. Carter a l'air de trouver ça logique, Jackson trouve ça fascinant et Teal'c est déstabilisé par la possibilité qu'il existe de vrais dieux. Moi j'y pige pas grand chose, mais je sais que vous nous avez bien aidé, alors merci !
- Y a pas de quoi.
Lorsque le vortex s'ouvre, il prend des couleurs qui vous sont soudain bien familière. Il est temps de repartir chez vous. Arrondissez votre score à la centaine supérieure.

jeudi 9 novembre 2017

Crawl "Gagner le Prince !" pour le Nanowrimo

Bon, mon crawl écossais a eu du succès auprès de certain(e)s, mais moins auprès d'autres. Les "autres" en question réclamant à corps et à cris des bisous dans mes crawls, j'ai décidé de donner satisfaction. Mais ceci n'est pas (vraiment) un crawl "Romance", comme vous allez vite vous en rendre compte. :P

Le roi souhaite marier ses trois fils et pour ce faire à convier au palais toutes les jeunes filles à marier (et de bonne famille, il va sans dire). Vous voyez là l'occasion de réaliser votre ambition de longue date, et vous ferez tout pour être l'une des trois élues !

Lors de la réception d'accueil, vous choisissez le prince qui sera votre cible. (Crédit pour les 4 illustrations : leejun35 on DeviantArt)

1/ L'aîné, sombre et ténébreux :
2/ Le cadet, blond aux yeux bleus :
3/ Le benjamin, rebelle et guerrier :
4/ Vous craquez en fait pour leur soeur :

Votre première tâche sera de vous faire présenter à celui (ou celle) que vous avez choisi. Ecrivez 150 mots pour convaincre le Grand Chambellan de vous introduire. C'est votre première occasion de marquer des points : sprintez pendant 5mn. Si vous avez écrit plus de 150 mots, vous faites une impression durable. Si vous avez écrit moins de 100 mots, le stress vous fait bafouiller et vous rougissez de honte.

Alors que la soirée avance, vous vous rendez compte que la concurrence va être rude. Ecrivez 15mn pour commencer à répandre des ragots sur vos principales adversaires.

Le lendemain, le roi a organisé une sortie à cheval. Malheureusement pour vous, vous vous retrouvez coincez à l'arrière de la troupe. Lorsque le groupe arrive dans la forêt, les cavaliers de tête le lancent au petit galop. Sprintez pendant 10mn. Plus de 300 mots écrits, vous faites une démonstration magistrale d'équitation et, doublant vos concurrentes, vous arrivez aux côtés de votre cible. Moins de 200 mots écrits, votre cheval récalcitrant à l’outrecuidance de vous envoyer par terre ! Vous vous relevez sous les regards goguenards de vos concurrentes, mais vous n'avez pas dit votre dernier mot.

Après la sortie à cheval, un nouveau banquet est organisé. Il est temps de réduire un peu le nombre de vos adversaires. Ecrivez 15mn. Tous les 50 mots atteints, vous empoisonnez la nourriture d'une concurrente supplémentaire. Rien de mortel, mais elles devraient être hors d'état de nuire pour une bonne semaine.

Le troisième jour au matin, vous vous rendez compte qu'on vous a volé vos fards. Vous ne pouvez absolument pas vous présentez devant leurs Altesses sans vous être maquillée ! Choisissez-vous de rechercher la voleuse (option 1), ou d'envoyer votre servante acheter de nouveaux fards en ville (option 2) ?
1/ Sprintez 10mn. Si vous dépasser les 300 mots, votre ténacité paie et vous mettez la main sur vos fards et surtout sur la voleuse. En l'accusant publiquement, vous jetez l'opprobre sur elle et la faites renvoyer. Sinon, vous ratez les activités du matin le temps que votre servante vous trouve de nouveaux fards.
2/ Ecrivez 350 mots. Vous arrivez en retard à la première activité de la journée, mais de fait vous attirez l'attention sur vous, ce qui est une bonne chose puisque vous êtes resplendissante.

Nouvelle réception. Vous avez identifiez votre principale concurrente, qui passe son temps à faire du charme à votre cible. C'est tout sourire et un verre de vin rouge à la main que vous vous approchez d'elle et de sa magnifique robe rose poudré. Sprintez 5mn. Si vous dépassez les 150 mots, vous trébuchez de manière très convaincante et le verre se renverse sur sa belle robe. Horrifiée, elle doit se retirer pour se changer et vous avez le champ libre pour discuter avec celui (ou celle) qui vous apportera à n'en pas douter le titre de princesse. Si vous écrivez moins de 100 mots, votre verre se renverse bien sur votre adversaire, mais votre manoeuvre a été trop évidente. Vous n'obtenez qu'une grimace de désapprobation de la part de votre cible.

Quatrième jour. Cette fois, le roi a organisé un pique-nique champêtre. Vous sentez que c'est l'occasion où jamais de conclure. Vous vous installez aux côtés de votre cible et, tout en conversant, usez de tous vos charmes pour le (la) séduire. Ecrivez 10mn pour parvenir à vos fins et lui voler un baiser.

Vous avez au total écrit plus de 2000 mots ? Félicitations, vos fiançailles sont annoncées à tout le royaume et votre mariage sera bientôt célébré en grandes pompes !
Sinon, dommage pour vous, l'une de vos concurrentes a été plus habile, et malgré le baiser volé votre cible ne vous a pas choisie. Retentez votre chance dans le royaume voisin. ;)

mardi 7 novembre 2017

Crawl "Voyage en Ecosse" pour le Nanowrimo

Suite au succès de mon premier crawl auprès des copines, j'ai décidé de leur en créer au moins un par semaine sur la durée du nano (ou au moins d'essayer). Je dois en faire d'autres sur des thèmes de séries (Castel, SG1) ou de films (Thor), mais ce qui m'inspirait cette semaine c'était de faire un peu de tourisme. Cette semaine, je vous emmène donc en Ecosse !
(Je tiens à signaler au passage que si l'exercice vous plait et que vous vous amusez à créer vos propres crawl, n'hésitez pas à me les signaler. Je me ferai un plaisir de les relayer ici, et surtout de m'en servir pour avancer dans mon roman ! :D )

Après un vol tranquille, vous voici débarquez à l'aéroport d'Edimbourg. Vous avez récupéré vos bagages, et vous devez donc vous attelez à votre premier défi. Ecrivez 250 mots le temps de faire la queue pour récupérer votre voiture de location. Ca y est, vous l'avez récupérée et votre périple va pouvoir commencer. Si vous ne venez pas d'un pays où l'on conduit à gauche, vos premiers kilomètres sont plutôt du genre stressants. Sprintez pendant 5mn.

Vous voici arriver à la première étape de votre voyage. Pour déterminer de laquelle il s'agit, prenez le dernier chiffre de votre compteur de mots, et rendez-vous à l'étape correspondante. Par la suite, à chaque fin d'étape vous déterminerez la prochaine de la même manière (et si vous l'avez déjà visitée, vous avez le droit de passer à la suivante).


0/ EDIMBOURG CASTLE

Bienvenue au château royal ! Après un peu de grimpette pour l'atteindre, vous pénétrez dans ce château superbement conservé qui fut la demeure des rois d'Ecosse. En parcourant ses cours et ses fortifications, vous vous prenez à rêver à ce passé. Vous décidez ensuite d'aller voir un incontournable du château : les joyaux de la couronne. Mais pour y parvenir, la queue est longue : écrivez pendant 15mn. Vous repartez de cette forteresse ravi de votre plongée dans le passé écossais.


(Crédit photo : visitscotland.com)

1/ Balade dans Edimbourg

Bienvenue dans la capitale écossaise ! Il ne fait pas toujours très chaud à Edimbourg, mais un pub n'est jamais très loin pour s'y réchauffer le corps et l'esprit. Vous vous laissez porter par l'ambiance et goûtez sans retenue aux bières locales. Ecrivez 50 mots en 5mn, puis 75, puis 100, etc. jusqu'à échouer. Vous êtes alors trop saoul pour continuer, il est temps d'aller au lit !

2/ St Andrews University

Bienvenue dans l'âme de l'Ecosse, St Andrews ! Dans cette petite ville se trouve l'une des plus anciennes universités du monde. En vous baladant en ville, vous découvrez, dispersés dans le centre-ville, les superbes bâtiments de cette université mythique. Ecrivez pendant 10mn.
(Crédit photo : standrewsbandbs.co.uk)

3/ Cathédrale de St Andrews

La journée est venteuse, comme elle l'est souvent en bord de mer, mais le ciel azur vous dévoile un paysage sublime et des ruines qui réveillent votre imagination. Ecrivez 200 mots.
(Crédit photo : topofly.blogspot.fr)

4/ Golf de St Andrews

Vous frissonnez en prenant conscience que vous êtes sur THE Old Course, l'un des golfs les plus mythiques qui soient. Ecrivez 250 mots en 10mn. Si vous y parvenez, vous réussissez un birdy !
(Crédit photo : visitscotland.com)

5/ Le Loch Ness

Bienvenue au loch le plus connu de toute l'Ecosse ! Vous partez en croisière à sa découverte. Des brumes se lèvent et vous ressentez un frisson à l'idée que vous pourriez peut-être apercevoir le célèbre monstre qui habite ces eaux. Ecrivez 350 mots en 10mn. Si vous y parvenez, Nessie pointe un bout d'écaille et vous pouvez prendre en photo un bout de son dos fendant les flots !
(Crédit photo : visitscotland.com)

6/ Uquhart Castle

Vous vous promenez au milieu des ruines du château d'Uquhart, sur les rives du Loch Ness, et profitez de la splendide vue sur le loch. Ecrivez sans stress pendant 10mn.
(Crédit photo : visitscotland.com)

7/ Les Highland Games


Vous voilà prêt à vous plonger dans les traditions écossaises en assistant à des highlands games. Tous les alentours sont venus assister en famille à ces jeux. Aller, on va faire une petite dérogation aux traditions et vous permettre de participer à l'une des épreuves. Alors, préférez-vous tenter le retourné de tronc (option a) ou la danse de l'épée (option b) ?
a/ Il va vous falloir des muscles pour réussir cet exploit ! Ecrivez un maximum de mots en 10mn. Si vous dépassez les 300 mots, bravo ! Vous lancez votre tronc dans les airs et celui-ci se retourne ! Si au contraire vous n'avez même pas atteint les 200 mots, vous échouez lamentablement à soulevez le tronc (sans même parler de le lancer). Vous pouvez retenter votre chance si vous le souhaitez.
(Crédit photo : brunoperousse.photoshelter.com)
b/ Saurez-vous faire preuve d'assez d'agilité pour danser au-dessus des épées croisées au sol avec grâce et légèreté ? Ecrivez 200 mots en 10mn. Si vous réussissez, vous réalisez une belle prestation qui vous vaut les applaudissements du public.
(Crédit photo : visitscotland.com)

8/ Distillerie de whisky

Il n'y a pas que la bière en Ecosse, il y a aussi le whisky. Pour parfaire votre culture générale, vous avez décidé de visiter une distillerie pour apprendre comment on le fabrique. Il n'y a qu'une chose que vous n'aviez pas prévue : la très forte odeur qui se dégage des cuves de fermentation. Soudain, la visite vous semble bien longue. Ecrivez pendant 15mn.

9/ Une nuit au Dornoch Castle Hotel

Bienvenue dans ce superbe château du XVième siècle, où vos hôtes vous promettent que vous passerez assurément une nuit inoubliable. La nuit tombe et vous vous glissez avec délectation sous les draps. Ecrivez pendant 10mn pour vous endormir. Si votre compte de mots comporte un 6, vous n'y parvenez pas car il vous semble bien avoir vu une forme blanche traverser un coin de votre chambre. Ecrivez alors 100 mots de plus pour vous convaincre que les fantômes écossais ne sont que des légendes.
(Crédit photo : visitscotland.com)


Voilà, j'espère que ce petit séjour en Ecosse vous aura fait voyager et surtout vous aura permis de bien avancer dans votre roman ! On se retrouve bientôt pour un autre crawl. ;)

vendredi 3 novembre 2017

Crawl "Lucifer" pour le Nanowrimo

J'ai deux amies qui sont en train de participer au NaNoWriMo et m'ont fait découvrir le principe des crawls. L'idée y est de rédiger une petite histoire dans le style des Livres dont vous êtes le héros (donc histoire à choix), mais où les choix donnent sur un challenge d'écriture plutôt que sur un embranchement de l'histoire. Le but étant bien sûr de motiver celui/celle qui fera le crawl à écrire et à atteindre (ou dépasser) ses objectifs. Pour que ce soit plus attractif, les crawls se basent souvent sur des personnages connus (par exemple des personnages de série télé).
Comme je trouve le principe rigolo et que je souhaite soutenir mes amies dans cet énorme challenge que constitue un nanowrimo, j'ai décidé de leur créer un crawl sur le thème de la série "Lucifer". Libre à tout lecteur qui passerait par ici d'utiliser ce crawl pour se motiver sur ses propres écrits si ça l'inspire. :)

Ce crawl est écrit (bien sûr) du point de vue de Lucifer himself.


Vous vous réveillez aux côtés d'une charmante jeune femme dont vous avez oublié le nom. Par contre, vous n'avez rien oublié des charmants ébats auxquels vous vous êtes adonnés une bonne partie de la nuit. Vous vous relanceriez bien dans une petite partie de jambes en l'air avant de prendre votre petit déjeuner lorsque votre téléphone sonne. C'est Decker qui vous appelle pour vous demander si vous êtes occupé. Que choisissez-vous de lui répondre ?
1/ Vous lui expliquez le plan que vous aviez en tête pour votre matinée : écrivez pendant 5mn. Chloé est blasée et vous dit que si vous n'êtes pas motivé par son enquête, rien ne vous oblige à venir. Ecrivez pendant 5mn de plus pour la convaincre que bien sûr que si, elle a toute votre attention.
2/ Vous lui répondez que vous n'avez absolument rien de prévu et que vous venez le rejoindre au plus tôt. Ecrivez 100 mots pour convaincre votre conquête de la nuit de se dépêcher de vider les lieux.

Vous arrivez enfin sur les lieux du crime, une belle demeure de star. Ecrivez jusqu'à arrondir votre score de mots à la prochaine centaine le temps de faire le tour du propriétaire.

Vous trouvez Decker et Lopez dans le salon, penchées sur la victime qui git à côté de la table basse. Sur le mur derrière elles se trouve un grand aquarium avec un poulpe qui si prélasse.
1/ Vous vous intéressez à l'aquarium et vous passionnez pour le poulpe que vous essayez de faire bouger en tapant du doigt sur la vitre. Ecrivez 100 mots en 10mn pour calmer l'agacement de Decker. Si vous n'y parvenez pas, écrivez 10mn de plus. Passez à l'option 2/.
2/ Vous vous penchez sur le corps et écoutez les explications de Lopez. Ecrivez 100 mots.

Lorsque le corps est retourné, vous vous rendez compte que vous connaissez la victime. Il s'agissait d'une jeune modèle à qui vous aviez fait une faveur. Ecrivez 15mn pour retrouver toutes les informations dont vous disposez la concernant afin de les donner à Decker.

Les enquêteurs cherchent l'arme du crime, un couteau selon l'évaluation de Lopez.
1/ Si vous vous êtes précédemment passionné pour le poulpe, vous vous souvenez avoir remarquer un éclat bizarre dans l'aquarium. Vous plongez le bras dedans afin de vérifier de quoi il s'agit. Ecrivez 200 mots en 10mn pour arriver à déplacer le poulpe et à récupérer l'objet. Si vous échouez, écrivez 100 mots pour convaincre Espinoza de le faire à votre place.
2/ Si vous ne vous êtes pas intéressé à l'aquarium, écrivez 200 mots en 10mn pour explorer la pièce. Si vous échouez, recommencez jusqu'à réussir ou jusqu'à atteindre les 600 mots. Vous repérez alors le couteau dans l'aquarium et l'annoncez triomphalement.

Chloé vous félicite pour votre trouvaille, qui correspond bien à l'arme du crime. Vous avez méritez de vous préparer une bonne boisson chaude de votre choix pour reprendre des forces.

Vous allez à votre rendez-vous hebdomadaire avec Linda pendant que les enquêteurs évaluent les indices trouvés afin de déterminer des suspects.
1/ Si vous vous êtes passionné pour le poulpe, écrivez 20 minutes sans interruption pour comprendre d'où vient ce soudain intérêt.
2/ Sinon, écrivez jusqu'à avoir un score rond en millier pour expliquer à Linda à quel point le travail du diable est ingrat. Même les poulpes sont mieux considérés.

Chloé vous a rappelé. Ils ont une suspecte à laquelle il faut faire avouer le meurtre. Vous vous rendez au poste et sprintez pendant 10mn pour faire révéler à la suspect ses désirs les plus profonds. Vous obtenez ses aveux. Il s'agissait d'une rivale de la victime qui lui disputait une place pour un prochain défilé d'un couturier en vue.

Dan annonce à Chloé qu'il ne peut pas garder leur fille contrairement à ce qui était prévu. Chloé est bloqué au poste pour bouclé la paperasse. Elle vous demande en faveur d'aller chercher Trixie à l'école et de la garder jusqu'à ce qu'elle rentre.
1/ Garder cette horrible chose qu'est un humain miniature ? Hors de question ! Ecrivez 300 mots pour convaincre Maze de le faire à votre place.
2/ OK pour vous sacrifiez, mais cette histoire de top model vous a donné des idées. Vous convainquez Trixie qu'elle peut avoir un grand avenir dans cette branche et commencez à l'entrainer à défiler. Ecrivez pendant 15mn.

En rentrant chez elle, Chloé découvre ce que vous avez fait. Sprintez pendant 5 mn pour échapper à son courroux et réfugiez-vous au Lux.

Vous pensiez pouvoir vous détendre, mais Amenadiel vous tombe dessus pour essayer de vous convaincre une nouvelle fois que vous devez reprendre la tête de l'enfer. Ecrivez pendant 15mn où vous écoutez patiemment ses arguments, puis arrondissez votre score à la centaine supérieure afin de vous débarrassez de lui.

La journée a été bien remplie, il est temps de vous relaxer. Regardez un épisode de Lucifer pour vous changer les idées. ;)

jeudi 15 décembre 2016

Mon BuJo (Bullet Journal)

Je me rends compte que cela fait presque un an que je n'ai rien écrit sur ce blog ! Il faut dire que mon actualité "littéraire" a été plutôt pauvre cette année (voir très pauvre)...

Mais peut-être vais-je pouvoir améliorer les choses avec le nouvel outil que je tente d'adopter : j'ai nommé le BuJo (ou Bullet Journal dans sa version complète). Des articles présentant ce qu'est cet outil, et surtout comment il fonctionne, il y en a à foison sur le net (c'est devenu très à la mode). Donc mon but n'est pas ici de refaire cette présentation, mais plutôt d'expliquer ma version du BuJo puisque l'un des grands principes c'est que chacun l'adapte à sa sauce.

C'est l'article de Nathalie Bagadey qui m'a convaincu de tenter l'expérience. J'avais déjà lu d'autres articles qui parlaient du Bujo mais, même si tout le monde disait que l'important c'était de l'adapter à ses propres besoins/envies, je n'arrivais pas à me projeter dans l'idée d'en tenir un. La simplicité de la présentation de Nathalie, et aussi le système de puces qu'elle a mis en place, m'ont plus parlé que les précédents articles que j'avais lus. Peut-être aussi est-ce parce qu'avec Noël et notre récent déménagement, j'avais plusieurs to-do-list à tenir, et donc que ma lecture a fait écho à mon besoin du moment...

Bref, j'expérimente donc depuis le début de la semaine la tenue d'un BuJo. Comme je n'en suis qu'au tout début, je suis sûre que je vais encore pas mal faire évoluer les choses. Mais je vous présente comment je le tiens pour l'instant, illustré par quelques photos (désolée pour leur qualité, elles ont été prises avec mon téléphone, qui n'aime pas les lumières artificielles) :
Tout d'abord, le cahier que j'ai choisi. Même si ce n'est qu'un essai pour l'instant, j'avais besoin de faire ça dans un joli cahier qui me donnait envie d'y écrire (mais pas trop joli non plus, sinon je me connais je n'ose rien faire dedans... -_-). Trouvé à Cultura (où il n'y avait pas franchement beaucoup de choix), il m'a plu parce qu'il est à couverture souple, que le papier n'est pas trop brillant et que la couverture est un peu travaillée mais l'intérieur d'une sobriété absolue (je ne voulais pas de petits dessins à l'intérieur).
Première page, qui indique bien le but ultime de ce journal : j'espère bien qu'il m'aidera à lutter contre ma tendance maladive à la procrastination, et notamment du côté écriture ! Quant à la légende, c'est là où on peut voir l'inspiration prise du côté du bujo de Nathalie Bagadey (mais adaptée à ma sauce), avec notamment le principe de changer de forme de puce lorsqu'une tâche est reportée. J'apprécie aussi de jouer sur les couleurs pour faire des distinctions.
J'ai hésité à mettre un index... D'une part car je n'aimais pas l'idée de devoir numéroté toutes les pages. Aussi parce que je trouvais que je trouvais ça assez contraignant/pas très fun. Et puis plusieurs copines utilisant le bujo indiquaient qu'elles avaient fini par laisser tomber la tenue de l'index. Finalement je l'ai gardé, mais avec une version plus fun (de mon point de vue ^^) que la numérotation des pages : j'indique la date d'une entrée qui se trouve en face de la page thématique. Vu que mes dates sont forcément chronologiques, ça m'aidera à retrouver les pages concernées. Quant à celles indiquées "fin du carnet", voir plus bas pour les explications. ;)
J'ai gardé le calendrier mensuel, pour visualiser les rdv déjà fixés (mais je les ai aussi sur mon agenda numérique, dont les rappels avant le rdv me sont indispensables). Mais je n'ai fait ni calendrier annuel (je ne cherche pas avec le bujo à me projeter si loin), ni calendrier hebdomadaire (le mensuel et les entrées journalières m'ont semblé suffisants). Je n'ai pas fait de to-do-list mensuelle pour décembre, mais il est possible que j'en fasse les prochains mois.
Le coeur du journal : à gauche mes entrées journalières (où on voit bien pour aujourd'hui l'utilisation de quasi toutes les variantes de mes puces). A droite l'une de mes pages thématiques (plus fun que la suivante qui est "Tâches administratives" XD). D'ailleurs, cet article est écrit pour pouvoir colorier la puce "Répondre à Roanne sur Bujo" qui a déjà été reportée plusieurs jours. ^^
Beaucoup d'utilisateurs de Bujo aiment à le décorer avec des dessins, des tampons, des stickers, etc. Perso, ça ne me faisait pas du tout envie. Par contre, j'aime utiliser de jolis stylos avec encre "métallisée", comme vous pouvez le voir. :) C'est la seule déco qui existe pour l'instant dans mon bujo.


Spécificité de mon bujo, qui reprend une vieille habitude datant du lycée et de mes premiers écrits, retourner le carnet et écrire à partir de la fin des entrées spécifiques. Durant mes études je faisais ça dans mes cahiers de brouillons : le recto correspondait à la science, et le verso était pour mon roman. Dans mon bujo je n'ai pas l'intention d'écrire mes textes, mais le verso correspond une fois encore à des choses pour me pousser à écrire. Pour l'instant j'y ai mis les règles d'écriture qui me parlent et m'aident à me débloquer, ainsi que les AT qui me donnent envie d'y soumettre un texte. On verra ce qui viendra ensuite...

Avant de me lancer, je pensais utiliser le même bujo pour le perso et pour le pro. Mais j'ai laissé tomber l'idée car mes tâches pro seraient vraiment trop envahissantes (il y en a beaucoup, elles n'arrêtent pas d'être modifiées, reportées, rajoutées, etc.). Un bujo, associé à d'autres outils comme la spiraldex présentée par Roanne et dont le principe me plait beaucoup pour suivre le temps alloué à chaque projet, me serait sans doute utile au travail. Mais je vais attendre de valider son utilisation côté perso. Et surtout, vu que mon congé maternité commence à la mi-janvier, si je dois faire un bujo pro je le commencerai en reprenant le travail en mai.

Au final, qu'est-ce qui me donne envie de tenir mon bujo perso et qu'est-ce qu'il m'apporte depuis une semaine ?
  • Avoir une puce à colorier lorsque une tâche est faite : c'est bête, mais ça a un côté enfantin que j'aime bien. Et parfois ça me donne envie de réaliser la tâche juste pour pouvoir colorier la puce associer. ^^
  • Utiliser plusieurs couleurs : on est toujours dans l'idée du coloriage quelque part, et j'ai choisi des couleurs qui me donneront envie de parcourir les pages de mon bujo. C'est un point clé : avoir envie de l'ouvrir juste pour l'ouvrir (parce que c'est certain, les to-do-list ça ne donne pas longtemps envie d'y mettre le nez dedans).
  • Modifier la forme de la puce lorsque je reporte une tâche une première fois, et la modifier encore lorsqu'elle a déjà été reportée plusieurs fois : quand j'en arrive au triangle, je me dis que j'exagère quand même de l'avoir déjà reportée deux fois. Du coup ça m'aide à me donner un coup de pied aux fesses pour la faire. (Mais, me connaissant, les puces risquent de se transformer souvent en triangle. XD) Réécrire plusieurs fois une tâche à faire a un effet bénéfique certain sur une procrastinatrice comme moi, car ça oblige à y faire face. Et au bout d'un moment, on se décide à la faire, ne serait-ce que pour le plaisir de pouvoir enfin la colorier et de ne plus avoir à la réécrire.
  • Les procrastinateurs ont une particularité : les tâches qui sont importantes pour nous, et qui nous feraient plaisir à accomplir, sont généralement celles qu'on reporte le plus. Je suis un cas typique sur ce point vis à vis de l'écriture. Je continue à dire que c'est un passe-temps important pour moi, et pourtant ça fait plusieurs mois que je n'ai rien écrit. C'est là où j'espère que le bujo va m'aider : en écrivant des tâches en doré (tâches qui me font plaisir), et en me rendant compte que je passe mon temps à les reporter, j'espère que ça m'aidera à lutter contre ma procrastination et à me convaincre de m'y mettre. Car ça a quelque chose de triste de reporter sans cesse ce qui devrait nous faire plaisir à réaliser...

dimanche 3 janvier 2016

Bilan 2015, objectifs 2016 !

Allez, cette année je sacrifie aux traditionnels bilan et liste des objectifs ! :)

Mais avant ça, permets-moi cher lecteur de te souhaiter une excellente année 2016 !

Nous disions donc, Bilan 2015 :

- Cette année est à marquer d'une pierre blanche, car elle aura été celle de la publication de deux anthologies que j'ai dirigée ou co-dirigée. Sur les ailes de l'Imaginaire est l'aboutissement de mon travail à la tête de la collection E-courts (avec la publication papier de La Brigade des Loups fin 2014). Quant à De la corne du Kirin aux ailes du Fenghuang, c'est avec une immense joie que j'ai tenu sa version papier entre les mains, après tant de travail accompli avec Cécile Duquenne, Priscilla Grédé et tous les auteurs. Je suis vraiment très fière d'avoir réalisé ce travail de directrice d'anthologie, et ce fut une expérience des plus enrichissantes. Mais je ne la réitèrerai pas de si tôt, car c'est un travail de titan. Je pense avoir consacré bien plus de temps à l'anthologie asiatique que si j'en avais simplement écrit chacun des textes (non pas que j'aurais eu autant de talent que les auteurs que nous avons réunis...).

- J'ai aussi dirigé en 2015 les corrections éditoriales d'Iceltane, le roman de Célia Flaux paru aux éditions Voy'el. Là encore, ce fut une aventure qui m'a demandé pas mal de temps (bien que ce soit sans comparaison possible avec la direction d'anthologie). Mais là aussi, je suis très fière du résultat, Célia a su parfaitement exploiter mes remarques, et c'est une joie de lire les chroniques enthousiastes sur ce roman. :D Cependant, comme pour les anthologies, je ne pense pas réitérer de si tôt la direction éditoriale d'un roman (sauf, peut-être, si je n'ai pas d'autre choix pour défendre l'un de mes coups de coeur... ;-) ).

- Du côté de mes nouvelles, l'année fut plutôt pauvre. Je n'en ai écrite qu'une, pour l'AT "Utopie" des Indés de l'Imaginaire, et elle n'a pas été retenue (encore une fois, je pense l'avoir écrite trop dans la précipitation, sans pouvoir prendre le recul nécessaire à sa correction). J'en ai commencé une pour l'AT "Du plomb à la lumière", mais je n'ai pas pu la terminer. Peut-être avais-je choisi de raconter une histoire trop sombre pour moi... On verra si un jour je décide de la reprendre. Et l'AT "Feu" auquel j'avais soumis il y a... fort longtemps une nouvelle qui me tient à coeur a finalement été annulé (car malheureusement les éditions Griffe d'Encre ont annoncé leur fermeture). Mais j'ai un nouveau projet pour cette histoire. ;-)

- Enfin, côté roman, j'ai avancé sur Byakko, mais pas autant que l'an dernier. En 2014, j'avais écrit un peu moins de 140ksec sur ce roman. Fin 2015, j'en suis à 210ksec : +70ksec au compteur, soit deux fois moins que l'an dernier. Il faut dire que je n'ai réussi à faire correctement aucun des nanowrimo de 2015, alors que ce que j'avais écrit en 2014 l'a été essentiellement durant le nano-camp d'avril (date à laquelle j'étais encore au chômage). Du coup, et avec toutes les scènes qui s'ajoutent à la scénographie au fur et à mesure que j'avance dans l'histoire, je pense en être toujours à peu prêt au tiers du roman. Mais la période de "découverte" des deux héros est terminée, et je vais aborder les scènes que les copines attendent depuis longtemps. ^^

- J'allais oublier, mais cette année a aussi été l'occasion pour moi de dédicacer sur le stand des éditions Voy'el lors de deux supers salons : Les Imaginales (qu'on ne présente plus) et les Aventuriales de Ménétrol (première édition, mais très belle réussite !). C'est vraiment une chouette expérience de se retrouver à dédicacer à côté des copines, et j'espère vraiment que j'aurais d'autres occasions de le faire à l'avenir.

Et maintenant, Objectifs 2016 (ce sera bref) :

- Me fixer une routine d'écriture pour enfin prendre un rythme régulier sur Byakko. Le rêve serait bien sûr d'arriver à le terminer avant la fin de l'année (mais ça, je le classe en rêve, pas en objectif, parce que je commence à me connaître). De ce côté-là, j'ai enfin trouvé un premier aspect essentiel de ma routine : une playlist qui dit à mon cerveau "Now, it's time to write !". Je me la suis construite à un moment où Muse voulait absolument travailler sur Suzaku (la suite de Byakko ; oui, je sais, il vaudrait mieux que je commence par terminer Byakko...). Mais elle s'avère parfaite pour m'aider à me déconnecter de tout le reste et à me concentrer sur l'écriture. Et j'ai même trouvé le morceau idéal à passer en premier : "All of them!" de la BO du Roi Arthur. Durant ce morceau (qui fait 10mn, ça laisse le temps...) je finis de surfer sur le web, il me plonge peu à peu dans l'ambiance de l'écriture, et quand il se termine, c'est le top départ pour ouvrir mon fichier ! Autre routine que j'aimerais arriver à mettre en place : écrire un peu tous les jours le matin, avant de bosser. J'ai toujours pensé que j'étais du soir (et même de la nuit), car il m'est très difficile d'écrire en journée, et c'est entre 22h et 2h du mat' que je me plonge le mieux dans mes histoires. Mais cette année je me suis bien rendue compte que j'étais trop souvent trop fatiguée le soir pour écrire. Du coup, si je m'entête à rester sur ce créneau-là, je n'arriverai pas à avancer. La lecture d'un sujet sur cocyclics où chacun parlait de ses routines d'écriture m'a convaincue d'essayer le matin, quand je suis encore bien en forme et que mon cerveau n'a pas encore replongé dans les cogitations pour le boulot (autre point qui, le soir, peut m'empêcher d'écrire). Ce ne seront pas de gros créneaux d'écriture, mais si j'arrive à m'y tenir tous les jours ou presque, ce sera bien mieux que jusqu'à présent.

- Peut-être, si j'arrive à trouver une idée d'histoire qui tient la route, me lancer dans le projet fou d'écrire un (court) roman en trois jours. Cécile Duquenne y est parvenu avec son roman La Tour. Mais bon, Cécile est une forçat de l'écriture, et elle a bien plus d'expérience que moi. Si je le faisais toute seule de mon côté, je sais que je n'arriverais pas à m'y tenir. Toutefois, Aude Réco a lancé l'idée de se planifier trois jours où nous serions plusieurs écrivains à relever ce défi dingue en même temps. Cette motivation par la dynamique de groupe me plait, alors peut-être que je tenterai...

- Réaliser un projet secret dont je rêve depuis longtemps, si la binôme dont je rêve pour ce projet est partante (j'attends encore sa réponse...). Sinon, tenter de réaliser ce projet par un autre biais.

Et pour terminer, parce que ça a été mon cadeau de Noël un peu avant l'heure, deux photos de l'anthologie asiatique dans sa version "collector" (couverture cartonnée rigide), avec la dédicace de Priscilla Grédé que j'espérais obtenir depuis que l'anthologie est sortie.
La couverture dans sa version rigide
La superbe dédicace de Priscilla Grédé ^.^
 

lundi 2 novembre 2015

Aider les éditions Voy'el

Les éditions Voy'el connaissent une passe difficile, et ont besoin que les lecteurs les soutiennent !


Un bref topo de la situation :
La chaîne de fabrication et de vente du livre peut se modéliser de manière simpliste de la manière suivante :
Imprimeur => Editeur => Distributeur => Libraire
(Au milieu, il y a aussi bien sûr l'auteur et l'illustrateur, ainsi que le diffuseur, mais ils n'interviennent pas dans notre problème du jour.)
En gros, le libraire achète les livres au distributeur. Le distributeur paye à l'éditeur les livres vendus au libraire. Et l'éditeur doit bien sûr payer l'imprimeur lorsqu'il fait imprimer ses ouvrages.
Le problème que rencontrent les éditions Voy'el auourd'hui, c'est que leur distributeur leur doit de l'argent et ne veut pas payer malgré plusieurs relances (apparemment, le problème viendrait de libraires qui ne veulent eux-mêmes pas payer le distributeur, mais ça les éditions Voy'el ne peuvent rien y faire). A côté de ça, les éditions Voy'el doivent plusieurs factures à l'imprimeur pour des ouvrages imprimés. Or, sans l'argent que leur doit le distributeur, elles ne pourront pas payer ces factures et risquent donc le défaut de paiement. Par ailleurs, ça signifie aussi qu'elles ne pourront pas faire imprimer les prochains titres prévus au catalogue, ni faire la réimpression des titres actuellement en rupture de stock (comme Iceltane par ex.). Ca les met aussi en grande difficulté pour assurer le salon de Sèvres, sur lesquelles elles comptaient pourtant beaucoup.

C'est pour ça que les éditions Voy'el ont aujourd'hui besoin que les lecteurs les soutiennent !
Il y a un moyen simple pour que les éditions Voy'el puissent récupérer rapidement de la trésorerie afin de ne pas se retrouver en défaut de paiement (en attendant que les soucis avec le distributeur se règlent, ce qui peut malheureusement prendre du temps). Il suffit que les lecteurs aillent acheter leurs livres, numériques ou papiers, directement sur leur site : Boutique des éditions Voy'el  
De cette manière, il n'y aura aucun intermédiaire, aucun délai de paiement, et l'argent arrivera tout de suite dans la trésorerie des éditions Voy'el. (Pour le numérique, il n'y a pas de soucis de paiement avec le distributeur, mais il y a toujours un long délai entre l'achat par le lecteur et le versement à la maison d'édition si on passe par les librairies en ligne plutôt que par le site de la maison d'édition.) 

Voy'el est une petite maison d'édition, qui se bat pour publier et faire connaître de jeunes auteurs français (elles ont ainsi par ex. étaient les premières à publier Cécile Duquenne et Anthony Boulanger). Pour la deuxième fois de son existence, des soucis de paiement avec son distributeur risque de l'amener à la faillite et à devoir mettre la clé sous la porte. Alors s'il y a un de ses titres qui vous tente depuis longtemps, des idées de cadeaux Noël que vous pourriez acheter un peu en avance, ou simplement l'envie de les soutenir, rendez-vous sur leur boutique dans les jours à venir ! Même un petit achat (d'un livre en numérique par ex.) aidera. :)
Les éditions Voy'el sont un chouette éditeur, qui mérite d'être soutenu. Et je vous promets qu'il y a de super livres à découvrir dans leur catalogue. ;) 

PS : Une autre manière de les soutenir, c'est de participer au financement de l'artbook Essaims galactiques, qui est absolument superbe !

vendredi 18 septembre 2015

Livres en couleur

En lisant un billet du blog La plume ou la vie (par ici pour le billet en question), j'ai découvert un principe d'article rigolo que j'ai eu envie de reprendre.

Le principe est le suivant : selon les couleurs, une consigne est donnée. Il suffit d'y associer le livre lu y correspondant le plus. Allons-y pour l'exercice !

Bleu - Un livre qui fait rêver
La guerre des rêves, de Catherine Webb. Ce roman est un poil long à démarrer, mais après, à chacune de mes lectures, je n'ai pas pu le lâcher. Il mêle action, magie, humour, batailles et complots. Un vrai régal qui emmène loin de notre vie quotidienne. Et quoi de mieux pour la catégorie "un livre qui fait rêver" qu'un roman se déroulant dans les royaumes des rêves ? :)
Ce roman est méconnu, mais il fait partie de mes gros coups de coeur lorsque j'étais au lycée. A découvrir !
Jaune - Un livre estival
La pentalogie des Ramsès, de Christian Jacq. Parce que j'ai lu et relu ces romans pendant mes vacances, et qu'ils se déroulent en Egypte antique, pays du Dieu Soleil ! Vraiment une série extraordinaire à mes yeux, qui retrace la vie de Ramsès II de son adolescence jusqu'à sa mort. Une grande fresque épique.

Rouge - Un livre dont le héros est devenu l'un de mes favoris depuis
 La trilogie des joyaux, suivi de la Trilogie des périls, de David Eddings. La saga de fantasy numéro 1 dans mon coeur. Non pas à cause de l'histoire, très (presque trop) classique, mais grâce aux personnages, tous géniaux, et notamment le héros : Emouchet. Bien loin des héros qui peuvent me séduire dans les films, séries télés ou BD (Emouchet n'a rien du beau gosse craquant, vu que c'est un chevalier blanchi sous le harnais, au nez cassé et plutôt taciturne). Mais c'est vraiment devenu l'un de mes héros préférés par son humour au second degré et sa relation particulière avec la petite déesse qui mène tout le monde par le bout du nez dans ces deux trilogies. :D

Vert - Un livre me rappelant un évènement heureux/triste
Déchiffrer la trame, de Jean-Claude Dunyach. Jean-Claude nous fit le grand honneur de participer au premier festival GRIMOIRE que nous avons organisé sur le campus de L'INSA de Toulouse. La rencontre littéraire que nous avions organisée avec lui m'a beaucoup marquée en tant qu'auteur, et m'a poussée aussi plus tard à tenter l'expérience de la direction littéraire et direction d'anthologie. Jean-Claude est quelqu'un de vraiment charmant, et le premier auteur auquel j'ai fait dédicacer un livre ! Et les différentes éditions de GRIMOIRE auxquelles j'ai participé dans l'équipe organisatrice restent l'un de mes plus beaux souvenirs de mes années étudiantes. :D (Le festival existe toujours. Si vous êtes sur Toulouse ou la région, n'hésitez pas à y aller si vous aimez les JdR, JdS, tournois Warhammers et soirées enquêtes ! ;) ).

Orange - Un livre qui donne la pêche
 
Rose-thé & gris-souris, de Marie-Catherine Daniel. Pour celui-ci, vraiment aucune hésitation ! Ce livre est juste génial. Un pur concentré d'ondes positives. :D Un de mes plus gros coups de coeur de tous les temps ! (Je l'avais d'ailleurs chroniqué sur ce blog : par ici).
J'ai mis les deux couvertures, celle papier des éditions Les roses bleues, et celle numérique de Milady-Emma, car même si la version papier n'est plus disponible désormais (il me semble), je trouve qu'elle correspond bien mieux au roman.

Violet - Un livre grâce auquel je me suis liée d'amitié avec quelqu'un
La pelote d'épingle, de Cécile G. Cortès. Je connaissais Cécile avant de lire ce roman, mais je crois que c'est suite à mon coup de coeur absolu pour lui lorsque je l'ai bêta-lu que nous sommes véritablement devenues amies. J'aurais remué ciel et terre pour que ce roman soit publié, et je suis ravie qu'il ait trouvé une belle place aux éditions du Chat Noir. Quant à Cécile, j'adore discuter avec elle de nos romans, mais aussi de plein d'autres sujets. Elle m'a notamment confectionné deux jupes qui vont à ravir avec mon corset steampunk. ;)

Noir - Un livre à la couverture sobre qui m'a énormément plu
Geai, de Christian Bobin. Quand vos littératures préférées sont celles de l'imaginaire, comme c'est mon cas, voilà une couleur pour laquelle il a été bien difficile de trouver le roman a y associé. Mais il y en a un qui m'a marqué au point que je connaisse toujours son titre bien des années plus tard. Je serais incapable de dire dans quelles circonstances je me suis retrouvée à lire ce roman, ni ce qu'il raconte vraiment. Je peux juste dire qu'il m'avait fait forte impression à sa lecture. Je sais qu'il m'avait marquée. Et y repenser me donne envie de le retrouver pour le relire... ;)

Blanc - Un livre doux
 Rémiges de cendre, de Julien Chatillon-Fauchez. Pas un livre, mais une nouvelle à l'unité. C'est un texte magnifique, plein de poésie non par la tournure des phrases mais par l'histoire qu'il raconte. Une invitation à savoir préserver ce qui est beau et fragile.

Gris - Un livre qui m'a fait pleurer
Une poignée d'étoiles, de Rafik Schami. Je n'aime pas lire des livres qui font pleurer généralement, car si je lis, c'est pour m'évader et améliorer mon humeur. Dur donc de trouver un livre pour cette couleur. Je me suis finalement souvenue d'un livre lu en cours de français, et qui m'avait beaucoup émue. Un beau livre, parlant avec simplicité d'une réalité pourtant dure. Et un titre magnifique.

Rose - Un livre d'enfance
Jojo Lapin, d'Enid Blyton. (L'ancienne version de la série, joliment dessinée, pas la nouvelle version atroce que je viens de découvrir en cherchant sur le net cette couverture.) La première série de romans à m'avoir donné le goût de la lecture. J'adorais les aventures de Jojo Lapin et de tous les autres animaux qu'il côtoyait !

Et vous, quels livres associeriez-vous à ces couleurs ? :)