Allons-y pour le traditionnel bilan, maintenant qu'une nouvelle année débute !
Mais avant ça, je vous souhaite à tous, vous qui prenez la peine de venir lire mon petit blog, une excellente année 2012. Si vous êtes écrivains, qu'elle soit riche en imagination et en textes (et pourquoi pas en publications :D ). Si vous êtes lecteurs, qu'elle soit riche en bons livres. Et pour tous, qu'elle soit riche dans votre(vos) passion(s) !
Nous disions donc bilan. J'ai l'impression de ne pas avoir fait grand chose en 2011, toujours à courir après le temps pour me consacrer à ma passion littéraire, mais en fait ce bilan me permet de me rendre compte que cette année n'a pas été aussi vide que ça...
- Avancée majeure (et dévoreuse de temps) pour mes activités littéraire : je suis devenue bêta-lectrice sur CoCyclics. Et juste après, modératrice sur la section Challenges 1er Jet du forum. Une expérience extrêmement enrichissante dans les deux cas ! La Mare aux Nénuphars de manière générale, et le collectif de bêta-lecteurs en particulier, sont des mines d'or pour tout apprenti écrivain et des lieux où il fait très bon barboter.
- J'ai été alpha-lectrice sur un roman, et suis depuis début décembre à nouveau alpha sur un autre. Travailler ainsi avec un auteur sur un roman complet est l'exercice le plus formateur que je connaisse, en plus du plaisir d'aider l'auteur à améliorer son texte. On repère pleins de petites faiblesses qui se retrouvent aussi dans nos propres textes, et donc ça permet d'apprendre tout en aidant. :D
- Trois nouvelles ont été terminées et envoyées à des éditeurs cette année. Deux ont été refusées, l'autre est en attente. Mais pas vraiment de regrets par rapport au temps important que j'ai passé à les travailler et les corriger grâce aux bêta-lecteurs : j'ai là aussi toujours appris de nouvelles choses. :) La nouvelle est un format avec lequel je ne suis pas très à l'aise (plutôt du genre à écrire des cycles en cinq tomes que des nouvelles en 15 pages XD), mais c'est d'autant plus formateur de travailler dessus, même si c'est parfois frustrant...
- Un roman relancé, mais finalement abandonné définitivement : De l'Oméga à l'Alpha
- Un autre roman commencé, qui n'était au début qu'une vague envie mais qui a maintenant sa vie propre : Byakko. Je reviens dans un prochain billet faire un bilan plus complet dessus, car ça va être mon gros projet 2012. ;-)
- Côté lecture, c'est le gros point noir de 2011. Je crois que je n'ai jamais aussi peu lu que cette année. En dehors de quelques relectures de livres que j'adore (notamment La quête d'Ewilan, de Pierre Bottero), je retiendrai de mes rares nouvelles lectures celles de deux romans de jeunes auteurs français. D'abord Entrechats, de Cécile Duquenne. Une réutilisation plutôt sympathique des mythes égyptiens, dans une version où la modernité et la magie s'affrontent. Ensuite Les Pousse-Pierres, d'Arnaud Duval, qui m'a ramené à mon premier amour de jeunesse, à savoir le Space-Opéra.
J'ai décidé de ne pas prendre de bonnes résolutions côté "littéraire" pour 2012. D'abord, parce que je me connais et que je sais que je ne tiens jamais mes résolutions. Ensuite, tout simplement parce qu'il va y avoir pas mal de changements dans ma vie privée cette année. Du coup, j'ignore totalement le temps que je pourrais consacrer à la lecture et à l'écriture, ce qui rend difficile l'estimation des bonnes résolutions que je pourrais tenir. ^^
Ceci est un petit blog sans prétention sur l'aventure que constitue pour moi (Aodez S. Bora) l'écriture. Vous y trouverez bien sûr des articles concernant mes textes, mais pas seulement, car l'écriture est un art qui se nourrit de beaucoup de choses. Puissiez-vous apprécier le voyage parmi mes rêves...
vendredi 6 janvier 2012
jeudi 10 novembre 2011
Byakko dans le désordre
L'écriture de Byakko n'avance pas vite, mais elle avance tout de même.
Depuis que je m'y suis replongée grâce aux petites séances d'écriture avec mes deux co-équipières, j'écris dans le désordre. Au début, je me suis laissée porter par mon inspiration du moment parce que continuer à écrire mes chapitres dans l'ordre me bloquait totalement. Le début du roman, bien que me paraissant nécessaire, m'ennuyait à écrire au bout de trois chapitres.
J'ai toujours eu besoin d'écrire suivant l'envie et l'humeur du moment. Une méthode pour faire ça, c'est d'avoir plusieurs textes en cours en même temps. On peut alors choisir celui qui nous tente. Mais là j'ai décidé de me concentrer uniquement sur Byakko. Du coup, la solution pour ne pas me sentir coincée dans mon écriture, c'était de continuer à écrire en fonction de l'inspiration de l'instant. Et je crois que je vais garder cette méthode encore un moment, parce que je la trouve très libératrice pour moi.
Dans ces scènes rédiger sans ordre chronologique, j'ai donc une rencontre au Japon entre Aki et sa fiancée, qui devrait être l'entrée en scène de la-dite fiancée. Il y a aussi un petit passage au calme avec Aki et Sissi, où ils observent l'hiver s'installer. Puis j'ai écrit une des scènes clés du roman, qui commence par Sissi en train de danser et se termine alors qu'elle croit avoir aperçu furtivement un tigre blanc dans le mur-miroir de la salle. Elle rentre chez elle guère rassurée.
Et la scène sur laquelle je travaille actuellement est un autre moment clé : Sissi joue le canon de Pachelbel à la harpe, et cela ravive des souvenirs. Dans la suite de la scène, Aki va finir par apprendre pourquoi Sissi déteste autant les gens bourrés, et il l’emmènera ensuite faire son deuil dans une scène qui, j'espère, sera chargée en émotions.
Voilà pour les nouvelles du mois de Novembre. :)
(Vous l'aurez constaté, je n'arrive guère à faire plus d'un billet par mois, donc je pense que le suivant sera en Décembre...)
Depuis que je m'y suis replongée grâce aux petites séances d'écriture avec mes deux co-équipières, j'écris dans le désordre. Au début, je me suis laissée porter par mon inspiration du moment parce que continuer à écrire mes chapitres dans l'ordre me bloquait totalement. Le début du roman, bien que me paraissant nécessaire, m'ennuyait à écrire au bout de trois chapitres.
J'ai toujours eu besoin d'écrire suivant l'envie et l'humeur du moment. Une méthode pour faire ça, c'est d'avoir plusieurs textes en cours en même temps. On peut alors choisir celui qui nous tente. Mais là j'ai décidé de me concentrer uniquement sur Byakko. Du coup, la solution pour ne pas me sentir coincée dans mon écriture, c'était de continuer à écrire en fonction de l'inspiration de l'instant. Et je crois que je vais garder cette méthode encore un moment, parce que je la trouve très libératrice pour moi.
Dans ces scènes rédiger sans ordre chronologique, j'ai donc une rencontre au Japon entre Aki et sa fiancée, qui devrait être l'entrée en scène de la-dite fiancée. Il y a aussi un petit passage au calme avec Aki et Sissi, où ils observent l'hiver s'installer. Puis j'ai écrit une des scènes clés du roman, qui commence par Sissi en train de danser et se termine alors qu'elle croit avoir aperçu furtivement un tigre blanc dans le mur-miroir de la salle. Elle rentre chez elle guère rassurée.
Et la scène sur laquelle je travaille actuellement est un autre moment clé : Sissi joue le canon de Pachelbel à la harpe, et cela ravive des souvenirs. Dans la suite de la scène, Aki va finir par apprendre pourquoi Sissi déteste autant les gens bourrés, et il l’emmènera ensuite faire son deuil dans une scène qui, j'espère, sera chargée en émotions.
Voilà pour les nouvelles du mois de Novembre. :)
(Vous l'aurez constaté, je n'arrive guère à faire plus d'un billet par mois, donc je pense que le suivant sera en Décembre...)
jeudi 20 octobre 2011
Ecrire n'est pas une activité solitaire
En tout cas, ça ne l'est pas pour moi.
C'est la conclusion forte de mon bilan d'écriture de septembre/octobre.
Après un mois de septembre assez prometteur pour retrouver un bon rythme d'écriture, et quelques avancées sur Byakko dont j'étais plutôt contente, le mois d'octobre a été un grand vide.
Je crois que plusieurs choses ont joué :
- j'ai fini par m'apercevoir que l'intrigue pour Byakko n'était pas assez riche en l'état pour me faire rêver à moi, auteur. Du coup, petit coup d'arrêt pour me demander comment j'allais bien pouvoir l'enrichir. Et l'inspiration n'est pas venue si facilement que ça...
- j'ai eu une période intensive fin Août de bêta-lectures à cause de l'AT Destination Univers, où j'ai reçu beaucoup de bêtas, et j'en ai aussi données pas mal. J'en suis sortie en ayant appris plein de choses, mais aussi avec un petit blocage vis à vis de mon écriture : à chaque fois que je me lançais dans la rédaction de Byakko, je cogitais la moindre de mes phrases. Alors même que j'étais en train d'écrire mon 1er jet, j'étais dans un état d'esprit "bêta-lecture". Et du coup ça devenait très laborieux d'écrire, ma plume ne "coulait" plus du tout de manière fluide. Donc ça m'a énervée, et j'ai fait une pause en me disant qu'il me fallait tout simplement un peu de temps pour que la bêta-lecture devienne inconsciente et ne trouble plus mon plaisir d'écrire. Je crois que c'est un effet secondaire normal, il faut juste attendre qu'il s'estompe.
- On a reçu les résultats de l'AT Destination Univers (maintenant que le sommaire est officiellement annoncé, je peux en parler :D ), et ma nouvelle a donc été refusée. Bon, j'avais pas de grandes chances d'être sélectionnée, de toute manière il n'y a que huit textes dans l'anthologie, dont quatre écrits par des grenouilles (ce qui est un super score !), alors qu'il devait y avoir une quarantaine de texte au moins en compétition. Mais n'empêche, ça fout un petit coup au moral, et surtout à la plume. Parce que j'ai bossé comme une dingue sur ce texte dans les derniers jours d'Août, et donc j'ai un peu l'impression d'avoir perdu du temps pour rien. Parce que pour l'instant je n'ai soumis que deux nouvelles à des ATs (dont une deux fois, en l'ayant retravaillée entre les deux), et qu'à chaque fois elles sont refusées. Je sais, je sais, ce n'est que deux textes, les deux premiers que je travaille vraiment, les refus sont monnaies courantes, le travail n'est jamais inutile, etc. Je le sais, mais ça fait quand même douter de sa plume et de l'intérêt d'écrire, surtout quand on n'arrive même plus à écrire sans se prendre la tête.
Mais après tout ce bilan négatif, un peu de positif ! :D
D'abord, il y a eu la convention de CoCyclics début octobre. Trois jours géniaux à discuter écriture, bêta-lecture, lecture tout court, à manger plein de choses super bonnes mais atroces pour la ligne, à faire des parties de Loup-Garou de Thiercelieux, à chercher en vain un peu de réseau pour contacter mon prince charmant,... Mais surtout, à faire des ateliers d'écriture où j'ai découvert que je pouvais toujours écrire sans me prendre la tête, juste pour le plaisir. Et à discuter avec la responsable de l'Armoire aux Epices qui, en m'expliquant la ligne éditoriale de son fanzine, m'a convaincu de tenter d'écrire une ou deux nouvelles pour les prochains ATs (en l'occurrence Fin'Amor et Sous le Soleil).
Ensuite, il y a des copines géniales de la Mare aux Nénuphars, qui m'ont rendu l'envie et le plaisir de travailler sur Byakko grâce à une petite séance d'écriture qu'on s'est organisé à distance mardi soir. C'est marrant, mais je trouve ça tout de suite beaucoup plus sympa d'écrire quand j'ai une petite boite de tchat d'ouverte avec à l'autre bout deux amies qui sont elles aussi en train d'écrire. C'est motivant, ça ne ressemble plus du tout à une obligation, il y a la possibilité d'échanger avec elles si je bloque sur un petit point. Bref, que du positif !
En conclusion, l'écriture n'est vraiment pas pour moi une activité solitaire.
Imaginer est une activité que je mène la plupart du temps en solo et à laquelle je prends toujours autant de plaisir.
Mais écrire, c'est par nature vouloir partager avec les autres. Sinon l'histoire pourrait très bien rester dans notre tête, il n'y aura pas besoin de la mettre sur le papier. Et pour moi, ce partage commence dès que les premiers mots sont posés, je ne peux pas attendre d'avoir tout écrit avant de partager. :)
C'est la conclusion forte de mon bilan d'écriture de septembre/octobre.
Après un mois de septembre assez prometteur pour retrouver un bon rythme d'écriture, et quelques avancées sur Byakko dont j'étais plutôt contente, le mois d'octobre a été un grand vide.
Je crois que plusieurs choses ont joué :
- j'ai fini par m'apercevoir que l'intrigue pour Byakko n'était pas assez riche en l'état pour me faire rêver à moi, auteur. Du coup, petit coup d'arrêt pour me demander comment j'allais bien pouvoir l'enrichir. Et l'inspiration n'est pas venue si facilement que ça...
- j'ai eu une période intensive fin Août de bêta-lectures à cause de l'AT Destination Univers, où j'ai reçu beaucoup de bêtas, et j'en ai aussi données pas mal. J'en suis sortie en ayant appris plein de choses, mais aussi avec un petit blocage vis à vis de mon écriture : à chaque fois que je me lançais dans la rédaction de Byakko, je cogitais la moindre de mes phrases. Alors même que j'étais en train d'écrire mon 1er jet, j'étais dans un état d'esprit "bêta-lecture". Et du coup ça devenait très laborieux d'écrire, ma plume ne "coulait" plus du tout de manière fluide. Donc ça m'a énervée, et j'ai fait une pause en me disant qu'il me fallait tout simplement un peu de temps pour que la bêta-lecture devienne inconsciente et ne trouble plus mon plaisir d'écrire. Je crois que c'est un effet secondaire normal, il faut juste attendre qu'il s'estompe.
- On a reçu les résultats de l'AT Destination Univers (maintenant que le sommaire est officiellement annoncé, je peux en parler :D ), et ma nouvelle a donc été refusée. Bon, j'avais pas de grandes chances d'être sélectionnée, de toute manière il n'y a que huit textes dans l'anthologie, dont quatre écrits par des grenouilles (ce qui est un super score !), alors qu'il devait y avoir une quarantaine de texte au moins en compétition. Mais n'empêche, ça fout un petit coup au moral, et surtout à la plume. Parce que j'ai bossé comme une dingue sur ce texte dans les derniers jours d'Août, et donc j'ai un peu l'impression d'avoir perdu du temps pour rien. Parce que pour l'instant je n'ai soumis que deux nouvelles à des ATs (dont une deux fois, en l'ayant retravaillée entre les deux), et qu'à chaque fois elles sont refusées. Je sais, je sais, ce n'est que deux textes, les deux premiers que je travaille vraiment, les refus sont monnaies courantes, le travail n'est jamais inutile, etc. Je le sais, mais ça fait quand même douter de sa plume et de l'intérêt d'écrire, surtout quand on n'arrive même plus à écrire sans se prendre la tête.
Mais après tout ce bilan négatif, un peu de positif ! :D
D'abord, il y a eu la convention de CoCyclics début octobre. Trois jours géniaux à discuter écriture, bêta-lecture, lecture tout court, à manger plein de choses super bonnes mais atroces pour la ligne, à faire des parties de Loup-Garou de Thiercelieux, à chercher en vain un peu de réseau pour contacter mon prince charmant,... Mais surtout, à faire des ateliers d'écriture où j'ai découvert que je pouvais toujours écrire sans me prendre la tête, juste pour le plaisir. Et à discuter avec la responsable de l'Armoire aux Epices qui, en m'expliquant la ligne éditoriale de son fanzine, m'a convaincu de tenter d'écrire une ou deux nouvelles pour les prochains ATs (en l'occurrence Fin'Amor et Sous le Soleil).
Ensuite, il y a des copines géniales de la Mare aux Nénuphars, qui m'ont rendu l'envie et le plaisir de travailler sur Byakko grâce à une petite séance d'écriture qu'on s'est organisé à distance mardi soir. C'est marrant, mais je trouve ça tout de suite beaucoup plus sympa d'écrire quand j'ai une petite boite de tchat d'ouverte avec à l'autre bout deux amies qui sont elles aussi en train d'écrire. C'est motivant, ça ne ressemble plus du tout à une obligation, il y a la possibilité d'échanger avec elles si je bloque sur un petit point. Bref, que du positif !
En conclusion, l'écriture n'est vraiment pas pour moi une activité solitaire.
Imaginer est une activité que je mène la plupart du temps en solo et à laquelle je prends toujours autant de plaisir.
Mais écrire, c'est par nature vouloir partager avec les autres. Sinon l'histoire pourrait très bien rester dans notre tête, il n'y aura pas besoin de la mettre sur le papier. Et pour moi, ce partage commence dès que les premiers mots sont posés, je ne peux pas attendre d'avoir tout écrit avant de partager. :)
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